Julien Grosjean

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Essai Autobiographique ( nov 2012 )

Dois je dire je ? dois je dire il ?
L’usage, dans les sphères créatives, voudrait que l’exercice de la biographie se conjugue à la troisième personne.
Pourtant, rédigeant ces lignes, pourquoi donc devrais-je me distancier d’avec moi même ?
Y verrait-on plus clair à se regarder de loin, comme détaché du parcours même qui nous a fait ?
Où serait ce une tournure pour ne pas trop se dire intimement ?
Pour ne pas afficher les doutes, les peurs, les désirs, les espoirs et les joies ressentis aux carrefours de nos parcours ?
Ne nous composent il pas aussi, à l’instar de notre parcours technique, tout comme notre enfance, nos relations, notre environnement ?
Contraints dans les usages, n’y a t il pas risque de s’oublier à se résumer en une simple énumération de formations, diplômes, workshops, collaborations,
à fortiori prisonnière d’une linéarité qui voudrait faire croire à une évolution constante, sans retours, ni détours, ni creux, ni arrêts.
Prenant l’exercice à contre pied, je fais ici le choix de me présenter sous une forme éclatée, non chronologique et à compléter, dans laquelle
le substantiel cotoie l’anecdotique, le technique le sensible, l’art le monde et l’enfant d’hier l’adulte d’aujourd’hui,
composant un ensemble qui, s’il ne manque pas de contradictions, n’en reste pas moins indivisible.

. Je suis né en 1980, j’habite Lyon.

. Mon premier souvenir lié à la musique est une question posée par ma grand mère : « Saxophone ou Tambour ? ».
J’ignore aujourd’hui ce qui est advenu à mon saxophone plastique à clés multicolores.

. Certains sons m’attirent particulièrement : ce sont ceux résultant d’un dysfonctionnement : buzz, ronflement, interférences radio | électromagnétiques, rayures de disque vynil | compact,  ou d’une contrainte technologique : souffle d’une k7, fréquence de résonance d’un diffuseur (enceintes, capteur piezoélectrique), saturation d’un circuit.
Ils deviennents le point de départ de compositions dans lesquels je choisis de leur accorder une valeur musicale.

. Entre 2006 et 2008, j’ai suivi la formation aux arts de la scène feu TDMI (Théatre, Danse, Musique, Image) à Lyon.
A travers la pratique de la danse, du théâtre, du chant et de la vidéo, j’ ai considérablement étendu mon vocabulaire et intégré le corps et l’ espace comme éléments essentiels de création.
De cette période est née pour moi l’avant du son : le geste qui le fait naître et cette prise de conscience : du corps, de son état et sa disponibilité, dépend aussi la musique.

. Je joue avec des percussions, des cordes, des marteaux, des pierres, des branchages, des k7, des oscillateurs, des micros, ……..……………………..

. La découverte des musiques improvisées, début  2008, a marqué un tournant :
la constante remise en jeu, l’écoute exigente et la nécessité de l’état de présence ont cristallisé mes expériences autour de son, du corps et de l’espace.

. L’ordinateur comme instrument m’a mené dans une impasse.
Il y fait une chaleur froide qui engourdit mes muscles et la lumière, trop vive, trop diffuse, accapare mon regard et m’empêche de voir.

. Si j’ose ici cette mise en avant, c’est qu’ aujourd’hui mon travail dépasse largement le cadre « strictement musical » et qu’ envisagée dans la perspective d’ ateliers artistiques ou de résidences de recherche liées à des problématiques territoriales, sociales, mémorielles ou autres, la musique n’est plus, à mon sens, une fin en soi, mais devient le vecteur de rencontre, d’échange et de transmission.
Associé de plus en plus à des enjeux dépassant ceux de la création sonore pure et parce qu’ils me placent au contact direct d’hommes, de femmes et d’enfants me donnant à vivre d’intenses moments de rencontres et d’échanges,
il m’apparait nécessaire de préciser ici plus amplement mes motivations et les forces qui m’inspirent.

. J’ai un souvenir très précis de la première fois où j’ai joué en groupe, de cette conscience d’être l’élément d’un tout.

. Sous l’appellation le Murmure et l’Indiscible, je résumerais mon attirance pour le ténu, le micro, le liminal, le détail. Tout ce qu’il s’agit d’aller chercher et qu’un rien ne recouvre.Ce qui n’ apparait qu’en présence et à l’écoute.
La déclinaison musicale en serait les jeux à dynamique ténue, une recherche vers le premier seuil audible après le silence.
Au delà du cadre musical, les sans paroles, les oubliés, les marginalisés, les dents creuses et interstices urbains, les no man’s land, tout ceux et ce que le monde d’aujourd’hui, sa violence, sa vitesse, son égoïsme et sa vénalité choisissent d’occulter.

. Au sortir du lycée, j’ai suivi pendant 3 ans des études préparant à l’expertise comptable avant de tout arrêter.

. Je me sens aujourd’hui comme un artisan pour lequel le son serait une matière à façonner, élargir, polir, gratter.
Mon instrumentarium live a ainsi évolué vers les outils offrant un maximum de contrôles physiques : voix, percussions, objets, walkman k7 et outils de synthèse analogique.

. « Ainsi, ce n’est pas seulement notre ignorance, c’est aussi notre connaissance qui nous aveuglent ».

. Il est des jours où je trouverai cette présentation trop intime.

. Aux conservatoires de Lyon puis Villeurbanne, j’ai suivi plusieurs années la classe de Batterie Jazz, sans jamais réellement trouver ma place,
perdu entre le poids d’une tradition qui, si je la respectais, me touchait peu et l’attirance vers des formes plus modernes et éclatées qui sous entendaient une virtuosité,
plaçant la technique au centre de l’échiquier à un moment où j’y voyais de plus en plus un moyen et non une fin.

Projets récents
-2014 : La Chambre Rouge
La Chambre Rouge est une installation qui capte, enregistre, diffuse et altère des paroles rassemblées ici et là.
C’est une expérience sensible et un objet de réflexion sur les thèmes du temps, de la mémoire, de l’oubli et de l’identité.
https://vimeo.com/112905512

2013/2014 : Laborintus, post-diplôme pratiques sonores à l’école des beaux arts de Bourges
http://artetcreationsonore.eu/

http://soundcloud.com/juliengrosjean

. Cascade ( avec Ernest Bergez )
http://cascadecascade.bandcamp.com/


.Borderline Blues (action chorégraphique, jeu et musique in situ)
Par la Fabrique Fastidieuse.Plus d’infos ici
Prix Lauréat « écrire pour la rue » SACD 2011 et sélection Chalon dans la Rue SACD 2013

. Trio Briz (musique improvisée)
Léo Dumont (Percussion ) / Julien Grosjean ( Electronique) / Julien Lachal ( Clarinette basse, saxophone et appeaux)
http://soundcloud.com/triobriz

. La Petite Biennale des Possibles ( mars 2011) | Installation sonore et performance participative
voir la page consacrée sur ce site

. Breakfast [on the rocks] (2009) par La Fabrique Fastidieuse
Danse et Expérience sonore | Une danseuse | Un musicien
Plus d’informations ici

.Oblik ( + Rémi Godichaud .2010/2011) | Improvisation libre
Improvisation 27 janvier 2011

. Le Spang ( Orchestre de Sounpainting)
Un orchestre mélant musiciens, danseurs et comédiens dirigés par un soundpainter usant d’un language gestuel
composition spontanée | improvisation| | mouvement


. La Caravane Internationale des dix mots
( automne 2010 ) | Reportages Sonores
Plus de reportages ici

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Chaque jour de représentation de la Caravane en piste !,  j’ai arpenté les espaces de la Caravane internationale :
ceux accueillant les animations programmées ( lieux d’exposition, forums, ateliers, rencontres ) mais aussi tous les autres qui ont rendu l’événement riche et vivant.
J’ai capté les voix, les sons des mouvements, des repas, des concerts, des veillées, des rencontres des caravaniers avec des habitants sur le marché, du bus nous transportant…
Je ne posais pas de question. J’étais  là, témoin curieux, sensible et poreux aux énergies qui m’entouraient, guidé là où le son m’amenait, vers les mots heureux ou hasardeux.
Chaque histoire collecte les sons d’un jour. Elle était diffusée le soir même pendant le spectacle, dans le noir, invitant les spectateurs à redécouvrir les sons, détachés de la vision.
Chaque fin de pièce se transformait petit à petit en tapis sonore qui soutenait un poème que Geneviève Blais, poète de la Caravane québécoise, improvisait.
Ses interventions ne sont pas ici reproduites.


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Le collectif Si conçoit, anime et produit depuis 2010 des projets mettant en jeu le son et l’ouïe.
Il met en relation des personnes, des pratiques et des espaces, et interroge la chose sonore dans ses implications artistiques, sociales et politiques.
Revendiquant une identité composite (musiques expérimentales, improvisées, acousmatiques, traditionnelles, actuelles…) et des outils mixtes (instruments acoustiques, lutheries électroniques, microphones, bandes magnétiques…), il partage l’idée d’une musique au-delà des notes, intégrant les sons et les bruits.
Le collectif Si milite pour une musique incarnée (la voix, le corps, la danse) et une relation active à l’écoute, dans son caractère musical mais aussi social et relationnel.
L’environnement, l’architecture, et globalement les spécificités des espaces investis sont considérés comme éléments constitutifs de création.
Le collectif Si mène des actions de médiation, de création et de diffusion

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